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Mémoires d'une Courtisane

 
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Demoiselle Percila
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MessagePosté le: Mar 10 Juil - 17:31 (2012)    Sujet du message: Mémoires d'une Courtisane Répondre en citant


  
Elle était très en retard... Et pourtant attendue. Demoiselle Percila faisait partie des invités de marque réguliers de la guilde des Illusionistes, la guilde des hommes riches, qui faisait régulièrement appel à la compagnie des Couturières. ce soir, elle était supposée dîner à la table de certains banquiers et pontes de l'immobilier lyonnais dans le but de départager certains "territoires" comme on se les négociait souvent dans la ville. C'était une habitude, un réflexe à avoir à chaque remaniement ou changement dans l'ordre du pouvoir.
Tous étaient cependant habitués à l'humeur fantasque de la belle et de toute façon, personne n'aurait voulu ouvrir les parlementations sans elle, surtout avec son bras droit à la table : Elle Météore.

Météore se demandait cependant sincèrement si sa maîtresse allait finir par se montrer. Dernièrement, Percila s'était éloignée du monde des finances, favorisant des affaires plus "amusantes" à ses yeux. Finalement, elle finit par faire son apparition, parée d'une robe avant-gardiste de la dernière collection du célèbre couturier Loyus Witton (de son vrai nom Luiss Huiton). Prenant tout son temps pour rejoindre la place qui lui était réservée, elle salua ses connaissances dans la salle de cabaret ; tout le monde, en somme.

Finalement atablée, quelques reproches lui furent adressées sous couvert d'humour et de sourires hypocrites.
- J'avais autre chose à faire, répondit-elle sans détour, une désinvolture qui refroidit immédiatement l'ambiance mais encouragea une transition d'autant plus rapide vers les intérêts de chacun.
Si sa présence était un gage de confiance et un appui stratégique pour ses alliés et partenaires d'affaires, elle trouvait cette soirée d'un ennui mortel et n'écoutait qu'à moitié les échanges, ponctuant de quelques pics bien placés les argumentations des uns et des autres, tout juste pour ne pas se laisser marcher dessus.

Elle repensait à l'endroit où elle s'était rendue juste avant, ce qu'elle y avait fait, loin de tout "ça"...
- ...Est-ce donc une affaire entendue, Maîtresse ?
- Hm ? Oh, oui oui. C'est par-fait, répondit-elle à Météore.

Elle savait pertinamment qu'avec Elle en chef d'ouvrage, elle n'avait pas trop à s'inquiéter de l'issue. Elle n'avait qu'une hâte : qu'ils en finissent. Et ce fut enfin chose faite.

- Bien, messieurs, encore désolée pour l'attente mais d'autres aimeraient aussi pouvoir profiter de notre présence ainsi que de la ravissante vue de ma robe. Nous allons donc prendre congé. Bonne soirée à vous.

Elles s'éloignèrent prestamment de la table mais ralentirent le pas dans les allées entre les différentes tables...
- J'ai bien cru que tu ne viendrais jamais, murmura Météore.
- Allons allons, je n'avais aucune réelle envie de participer mais je ne t'aurais pas laissée seule toute la soirée avec ces vieux vautours. Je ne suis pas cruelle à ce point.
- Hm... Tu t'es bien amusée au moins, avant de venir ?
- Oh oui, très. Dis-moi ma belle, à tout hasard, tu n'aurais pas une pierre à feu sur toi ?
- ...Hein ? Une quoi ?
- Pierre à feu, soupira-t-elle. Tu n'y connais donc rien ? C'est une pierre qui permet d'...
- D'allumer un feu, sans rire. Bien sûr que je sais ce que c'est. Aurais-tu oublié d'où je viens ? Mais que veux-tu faire d'une foutue pierre à feu ?

Percila soupira à nouveau, sans donner plus d'explication à son amie.
- Tu rêves d'aventure maintenant ?
- Je rêve à un homme.
La réponse tira un léger rire de Météore ; c'était de l'humour de Couturière, assurément.
- Justement, le Baron d'Avignon semble avoir gardé exprès deux chaises libres à sa table, ça te tente ?
- Par amour de l'argent, souffla-t-elle.

Pour le restant de la soirée où le Baron leur offrit de dîner, Percila eut l'affreuse manie de frotter de coups secs son couteau contre sa fourchette. L'agaçant tintement métallique ainsi produit à répétition finit par tirer une réaction de leur hôte de table :
- Que faites-vous donc ainsi de vos couverts, ma chère ? Serait-ce votre âme d'artiste musicienne qui frétille au bout de vos doigts ?
- Je doute qu'un homme comme vous puisse comprendre si je l'expliquais.
      


Dernière édition par Demoiselle Percila le Mer 11 Juil - 16:18 (2012); édité 4 fois
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MessagePosté le: Mar 10 Juil - 17:31 (2012)    Sujet du message: Publicité

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Demoiselle Percila
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MessagePosté le: Mer 11 Juil - 16:16 (2012)    Sujet du message: Mémoires d'une Courtisane Répondre en citant


         
- ...Mel ? Mel. Réveille-toi.
- Que ?!

Percila sursauta dans son lit.

- Ils attaquent !
- Shh. Calme-toi, tu faisais juste un mauvais rêve.

Percila regarda tout autour d'elle, paniquée, terrifiée. Robin devait avoir raison cependant : elle était bien en nuisette dans son lit et aucun signe d'attaque. C'était juste un cauchemar. Elle pourra un soupire de soulagement mais aussi d'angoisse, car elle savait combien la situation était désespérée.

- Tu devrais te rendormir.
- Comment le pourrais-je... Je n'arrive pas à trouver le sommeil.
- J'ai pourtant besoin que tu sois forte. N'as-tu à ce point pas confiance en moi ?
- Tu sais qu'il ne s'agit pas de ça. Nous jouons contre la montre et...
- Shh, l'interrompit-il à nouveau.

Le jeune homme blond au regard d'acier se releva du rebord du lit et se dirigea vers la porte de la chambre.

- Plus que deux heures à tenir grande soeur et nous serons sortis d'affaire, loin loin d'ici. N'est-ce pas ce que tu as toujours voulu ? Tu devrais plutôt être contente.
Il lui adressa un sourire fugitif.
- ...C'est vrai, tu as raison.
Cette réponse n'était jamais qu'un mensonge pour tous les deux, mais tous deux savaient aussi qu'ils avaient besoin de s'y raccrocher désespérément pour ne pas sombrer. Il n'y avait pas besoin d'en rajouter ; Robin quitta la chambre de sa soeur.

Avec la plus grande prudence, comme si chacun des mouvements qu'elle faisait pouvait la mettre en danger, Mélanie Altea quitta son lit pour oser un discret regard par la fenêtre, dissimulée derrière les grands rideaux à peine entrouverts. Elle voulait s'assurer qu'en bas, tout était calme, mais le vide dans la petite cour de la vieille maison ne faisait que la plonger dans le désarroi : l'agent qu'ils attendaient n'étaient toujours pas là, ils étaient livrés à eux-mêmes et surtout, elle hallucinait des ennemis dans chaque ombre qu'elle voyait.
Deux heures ? C'était infiniment long, tout pouvait basculer en deux heures, si leurs poursuivants les retrouvaient... Cette maison - parmi les plus riches habitations de Saint-Eugide avec sa cour intérieure et son étage, malgré la misère qui se dégageait de la façade un peu délabrée - leur avait toujours appartenu, même si elle était prétendument habitée par d'autres, un mensonge qu'ils espéraient suffisamment bien entretenu et préservé pour échapper à l'ennemi.

Pour une raison qu'eux-même inoraient, leur mère n'avait jamais voulu s'en séparer, en dépit de leurs soucis d'argent. Elle avait, semble-t-il, hérité de la demeure et du mystère qui l'entourait du père de Percila. Même s'ils n'avaient jamais connu cet homme, ils soupçonnaient qu'il était lié aux Princes du Crime de Saint-Eugide. En attendant, la bâtisse allait peut-être être leur salut.
Assez. Percila décida de faire taire la terreur qui l'habitait et se changea pour se tenir prête. Il ne lui restait que ce chemisier beige froissé et ce vieux pantalon noir qu'elle mettait déjà depuis plusieurs jours sans avoir pu les laver.

Soudain, son frère reparut dans la chambre :
- L'agent est arrivé, j'ai nos passes.
Deux heures ne s'étaient pas écoulées ! La chance avait-elle enfin fini par tourner en leur faveur ? Allaient-ils vraiment s'en sortir ?
- Ne perdons pas plus de temps, je vois que tu es prête. Partons.
- Je te suis.

Ils sortirent avec vitesse mais attention : c'était la Maison Barry qui souhaitait leur mort, une des maisons siégeant au Conseil et très puissante, particulièrement bien établie dans le quartier souterrain. Ils avaient placés leurs forces à tous les accès principaux à la surface pour condamner la fuite à leurs proies. Robin avait fait l'erreur de disputer des parts d'intérêts avec eux et les  Barry avait fini par jurer leur perte, ne serait-ce que pour avoir osé l'opposition.
Mais les passes obtenus (et rudement négociés avec la Guilde des Passeurs) allaient leur permettre d'emprunter un chemin secret pour gagner les abords de Lyon. Les Passeurs étaient détenteurs de secrets des Princes du Crime eux-mêmes, du temps où les peuples de la nuit régnaient encore sur Saint-Eugide. Grâce à cela, ils avaient toujours ri au nez et à la barbe de la maison Barry, malgré qu'ils ne soient pas même officiellement reconnus comme guilde de Lyon.

Ils espéraient que cette réputation était bien vérifiée et que les Passeurs s'étaient refusés à se laisser acheter. Encore fallait-il qu'ils atteignent le passage secret en vie... Mais rue après rue, Percila laissait son frère l'entraîner sans faillir. Il les connaissait par coeur et connaissait aussi très bien leurs adversaires, d'autant plus qu'en ce moment-même, c'était probablement en majorité d'anciens membres de leur gang qui attendaient de les cueillir après les avoir trahis pour rejoindre les Barry.

- Nous y sommes, lui souffla-t-il soudain en atteignant le coin d'une ruelle.

Derrière le mur, ils découvrir un homme encapuchonné qui semblait veiller sur une bouche d'égoûts.

- C'est le passeur ?
- Je vais m'en assurer, ne bouge pas d'ici. Et garde ça, c'est le plan pour rejoindre le chemin depuis cette entrée des égoûts.
- Pourquoi me le donner maintenant ?
- Si quelque chose m'arrive, ne joue pas aux plus connes et casse-toi.
- Robin...
- Dis "oui".
- ...Oui.
A contre-coeur, elle regarder son frère s'éloigner vers l'inconnu. Elle avait pourtant l'horrible sentiment que quelque chose n'allait pas... Toujours dissimulée à l'angle de la ruelle, elle serra fort dans sa main droite le grossier papier replié sur lequel était tracé le plan.

Soudain, elle réalisa : c'était un piège !

- ROBIN !

----------------------------------------
     
Sa tête tournait alors que le plafond du Palais des Couturières lui apparaissait peu à peu clairement. Elle avait l'impression de chuter alors qu'elle se débattait pour se redresser dans son grand lit. Il lui fallut plusieurs secondes pour retrouver le sens de l'équilibre et de l'orientation dans sa propre chambre. Plusieurs secondes supplémentaires furent nécessaires pour ressentir la froide transpiration dont son habit et ses draps de soie blancs étaient imbibés.
Rien ne l'avait préparée à un tel cauchemar, revivre ces scènes de son passé... Elle était boulversée, mais une bouffée de haine l'envahit rapidement, chassant la détresse et la peine.
  
Les traîtres... Combien de temps avait passé depuis ? Bien trop longtemps et pourtant, ils n'étaient toujours pas tous morts. Il en restait quelques-uns, les plus rusés qui avaient su se préserver de sa vengence. Le règne des guildes, elle avait trop longtemps joué avec ce système, si bien qu'elle en avait oublié ce qu'on lui avait tout récemment rappelé : la Loi n'a jamais protégé personne d'une lame enfoncée entre les deux omoplates.

Parfait, il était grand temps de finir le travail. 
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:22 (2018)    Sujet du message: Mémoires d'une Courtisane

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